Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

01/02/2018

DOMAINE BASSAC Challenge Millésime Bio : l'or leur va si bien

Récompensé de trois médailles d'or et d'une d'argent au concours Challenge Millésime Bio 2018, le Domaine Bassac à Puissalicon (34), repris en 2014 par François Delhon et Jean-Philippe Leca, poursuit son ascension qualitative avec brio.

domaine de Bassac

Lors de la reprise fin 2014, de ce domaine fer de lance des vins biologiques en Languedoc-Roussillon, la feuille de route était blanche pour les vignerons François Delhon et Jean-Philippe Leca. Avec l'ambition d'offrir une continuité à cette propriété familiale historique de 80 hectares, située au cœur de l'Indication Géographique Protégée (IGP) Côtes-de-Thongue dans l'Hérault, il s'agissait aussi d'inventer une nouvelle page de l'histoire du domaine, en élargissant la gamme des vins et en opérant une sélection qualitative sur le parcellaire.

P1000100.JPGEn 2018, le Domaine Bassac persiste et signe cette feuille de route en récoltant trois médailles d'or au concours Challenge Millésime Bio pour ses vins Armonia rouge, Lo Bartas blanc et la cuvée rouge éphémère XVI (qui fait suite au XV et XIV). Ce palmarès, complété par une médaille d'argent sur la cuvéArmonia rosé, récompense à la fois les efforts faits pour le maintien d'une belle rigueur qualitative sur les vins historiques du domaine et confirme la réussite des choix opérés pour la construction d'une nouvelle gamme de vins. Ainsi, Lo Bartas est-elle la plus ancienne gamme du Domaine Bassac, créée il y a plus de 30 ans par la famille Delhon. Armonia, cuvée également historique, représente quant à elle 40% de la production du Domaine Bassac, tandis que la cuvéXVI, initiée en 2016 avec une première édition limitée, le XIV, constitue une réelle nouveauté du domaine. 

" Des vins qui nous ressemblent "

Domaine de Bassac« Notre premier moteur, c'est l'envie de s'amuser en tant que vignerons en explorant plein de choses à la vigne et en vinification afin de faire des vins qui nous ressemblent, explique François Delhon. Notre stratégie, c'est aussi d'orienter le domaine vers de nouveaux réseaux de distribution haut de gamme en particulier les cavistes et les restaurants, en poursuivant nos efforts de premiumisation sur une nouvelle gamme de vins conçus spécifiquement pour ces nouveaux marchés.... tout en gardant bien sûr la marque de fabrique Bassac. » 

Domaine de BassacLe développement de la gamme Le Manpòt (élargie cette annéà un rosé de gastronomie élevé en barrique) et la nouvelle gamme éphémère initiée en 2016 par le XIV et étoffée en 2018 avec lelancement lors de Millésime Bio, d'un nouveau blanc XVII (assemblage Sauvignon-Vermentino vinifié pour partie en barrique), participent de ce repositionnement stratégique.

Les vignerons François Delhon et Jean-Philippe Leca ont permis au Domaine Bassac, implanté sur les marchés européens bio, une forte présence dans le réseau des 500 magasins Biocoop France. Une production de 700 000 bouteilles des commercialisés à 35% sur le marché français dont75% à l'export.

Contact : Sarah Hargreaves

Agence de Relations PresseTel : 04 67 54 70 03/ Mobile : 06 13 61 17 84/ Sarah.presse@orange.fr

PHOTOS grappes de raison / Johanna Van MEEL 

 

05/09/2015

Vendanges à la main pour un nectar de choix !

Depuis l'ouverture des vendanges, notre région l'Hérault, on assiste à un incessant va-et-vient de grosses machines et de bennes pour la récolte du raisin. 

vendanges manuelles Michel SEBEChaque nuit où presque, parfois la journée, l’on peut entendre dans nos campagnes, le bruit de cette machine récolteuse, dont les batteurs, font tomber les grappes de raisins sur un tapis mobile, puis un ventilateur élimine la plus grandes parties des feuilles. Ainsi des tonnes de raisins sont chargées  dans une benne direction la coopérative la plus proche.

Pendant ce temps, une poignée d’irréductibles viticulteurs, avec famille, les amis arrivent pour quelques journées de vendanges manuelles. 

vendanges manuelles Michel SEBE7 h du matin, les vendangeurs bénévoles sont au rendez-vous. Tracteur devant et tous derrière… Nous quittons l’asphalte pour emprunter les chemins de terre. Ici, les parcelles de vignes s’étirent à l’infini… Pourquoi des cerisiers ? «  Parce que entre les pieds de vigne, j’ai planté des cerisiers, déclare Michel Sèbe, viticulteur à Corneilhan ; la machine à vendanger ne peut pas passer.Alors, au moment des vendanges, on s’entraide entre petits viticulteurs du Biterrois sur les quelques parcelles où la récolte ne peut se faire que manuellement.  Allez, on y va ! Mesdames, pour vous c’est un  parcours santé qui ne peut que nous faire du bien ! » -  « Tu parles ! » marmonne quelqu’un - « et que dire du mal au dos à la fin de la journée » ajoute un autre. Mais nous n’allons pas en rester là ! Chapeau vissé sur la tête, sécateur en main, sceau de l’autre, la joyeuse bande est fin prête à travailler.

vendanges manuelles Michel SEBEA chacun son rang, toujours les mêmes coupeurs : Marithé, Marie-Reine, Toussainte, Bernard, Serge, Dominique, Michel le patron, les enfants Pierre Olivier, Louis et Raphaël. Francis et Jérôme sont  proclamés « videur de seaux ». La tête « dans le sceau « heu non, aux cœurs du cep de vigne, nous cherchons les grappes cachées dans le feuillage. « Seau plein ! «  et voilà notre Francis qui court toujours après un seau vide contre un seau plein pour le vider dans la benne.  Peu à peu la benne se remplit. Au bout de rangs, Carmen nous invite pour arrêt casse-croûte.  Souffler un peu, s’étirer, pour soulager la douleur du dos. Puis la coupe reprend. La discussion s’anime autour des sujets d ‘une actualité pas très optimiste. Puis au rythme de la coupe, on entend chanter et rire, le nez dans les pieds de vignes pour couper délicatement de belles grappes de raisin. Deux bennes plus tard, débordant de raisins, quittent la parcelle pour la Coopérative de Corneilhan.

vendanges manuelles Michel SEBE13 h, une super macaronade préparée par Carmen la maîtresse de maison, va régaler les vendangeurs. Au cours du repas, Michel Sèbe, raconte toute la difficulté du monde paysan, et des petits viticulteurs  en particuliers qui ne peuvent absolument pas s’en sortir pour « vivre de la vigne » tout simplement. « Même si l ‘épouse travaille en ville. Alors chacun se débrouille, j’ai des ruches qui me donnent un bon miel, de belles cerises à la saison. Mais c’est sans compter sur les caprices de la nature. Avec nostalgie Michel Sèbe évoque le temps où tout le village travaillait pour la viticulture. Il s’y déroulait, il n’y a pas si longtemps encore, la traditionnelle fête des vendanges ». C’était le bon temps des vendanges en famille !

Texte et Photos : Johanna Van Meel-Sauzet

11/06/2015

Les Vins Biologiques de François Delhon et Jean-Philippe Leca du Domaine Bassac

Au dernier salon Millésime Bio de janvier 2015, le domaine Bassac décrochait 6 médailles sur l'ensemble de ses cuvées.

Domaine de Bassac

 En 2010, Louis Delhon,vigneron au Domaine Bassac, tirait sa révérence. Pas ses vins. Son fils François Delhon* associé à Jean-Philippe Leca*, vient de racheter l'exploitation familiale, offrant une continuité à ce domaine fer de lance des vins biologiques en Languedoc-Roussillon.

À 28 ans et 38 ans, ils viennent de racheter le Domaine Bassac. « Ce vignoble familial déchiré entre neuf héritiers, j'en ai fait le deuil, je l'ai vendu... et je l'ai racheté », explique François Delhon associé à parts égales avec Jean-Philippe Leca. Le duo qui signe sa première collaboration sur le millésime 2014, veut offrir un second souffle à ce domaine fer de lance de l'aventure bio en Languedoc-Roussillon, étendu sur 80 hectares et 53 parcelles au cœur de l'appellation Côtes-de-Thongue.

Vins biologiques domaine de BassacUn second souffle, oui, mais en conservant la « Bassac Touch » qui a fait la notoriété du domaine. Car Bassac, c'est avant tout un nom exporté à l'étranger (sur les 600 000 cols de la production, 85 % du chiffre d'affaires est réalisé à l'export), porté par quelques jolies cuvées : « Armonia », un vin de soif aux trois couleurs, rond et fruité mais avec la rusticité des Côtes-de-Thongue ; une gamme de monocépages pour les marchés d'Amérique du Nord marquée par deux flacons atypiques : le Cabernet Sauvignon rosé et un très rare Cabernet franc ; et la fameuse cuvée hommage « Louis Delhon ». « Au décès de mon père, on a pris ses meilleures cuvées et on a fait ce vin (900 bouteilles) qu'on a décidé de perpétuer avec Jean-Philippe », précise François Delhon.

Vins biologiques domaine de BassacAvec une belle complicité vigneronne, les deux amis ont naturellement trouvé leur place à la tête du domaine : François Delhon au marketing, à la communication et au commerce, Jean-Philippe Leca à l'administratif et à la technique (dans les vignes et à la cave), « mais on se retrouve sur l'embouteillage et l'assemblage des vins », confie le binôme. Avec en tête de beaux projets pour l'avenir... Comme signer en 2015 une nouvelle cuvée blanc, « Le Manpot », à base de Chardonnay élevé pour moitié en barriques, pour moitié en cuves. Et à plus longue échéance, construire une cave performante, consolider et développer les marchés anglais, américains et asiatiques. Preuve que ce jeune duo a de l'avenir ? Au dernier salon Millésime Bio (janvier 2015), le domaine Bassac décrochait 6 médailles sur l'ensemble de ses cuvées.

*François Delhon, 28 ans : Comme son père, dessinateur industriel avant de rejoindre ses frères sur l'exploitation familiale du Domaine Bassac, François Delhon ne se destinait pas initialement à la vigne. Diplômé d'un Master marketing et management européen option affaires internationales à l'IDRAC Montpellier, il est consultant sportif pour le Festival international des sports extrêmes (FISE). En 2010, la disparition brutale de Louis Delhon précipite son retour sur l'exploitation familiale, où il intervenait déjà dès 2009 comme commercial.

*Jean-Philippe Leca, 38 ans : Avec en poche un BTS en gestion, analyse et conduite des systèmes d'exploitation spécialisation viti-viniculture et une maîtrise en méthode et management de la qualité des entreprises viti-vinicoles, ce Bordelais enchaîne les expériences en Languedoc-Roussillon : après une brève expérience comme responsable qualité pour la cave coopérative de Beaucaire, il travaille au Domaine Bassac de 2004 à 2007 aux côtés de Louis Delhon, en tant qu'assistant administratif et qualiticien. De 2007 à 2012, il est responsable administratif et financier au domaine de la Jasse et bras droit de Bruno Le Breton.

Domaine de Bassac /34480 Puissalicon/ Tel : 04 67 36 05 37

Johanna Van MEEL-Sauzet