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11/06/2015

Les Vins Biologiques de François Delhon et Jean-Philippe Leca du Domaine Bassac

Au dernier salon Millésime Bio de janvier 2015, le domaine Bassac décrochait 6 médailles sur l'ensemble de ses cuvées.

Domaine de Bassac

 En 2010, Louis Delhon,vigneron au Domaine Bassac, tirait sa révérence. Pas ses vins. Son fils François Delhon* associé à Jean-Philippe Leca*, vient de racheter l'exploitation familiale, offrant une continuité à ce domaine fer de lance des vins biologiques en Languedoc-Roussillon.

À 28 ans et 38 ans, ils viennent de racheter le Domaine Bassac. « Ce vignoble familial déchiré entre neuf héritiers, j'en ai fait le deuil, je l'ai vendu... et je l'ai racheté », explique François Delhon associé à parts égales avec Jean-Philippe Leca. Le duo qui signe sa première collaboration sur le millésime 2014, veut offrir un second souffle à ce domaine fer de lance de l'aventure bio en Languedoc-Roussillon, étendu sur 80 hectares et 53 parcelles au cœur de l'appellation Côtes-de-Thongue.

Vins biologiques domaine de BassacUn second souffle, oui, mais en conservant la « Bassac Touch » qui a fait la notoriété du domaine. Car Bassac, c'est avant tout un nom exporté à l'étranger (sur les 600 000 cols de la production, 85 % du chiffre d'affaires est réalisé à l'export), porté par quelques jolies cuvées : « Armonia », un vin de soif aux trois couleurs, rond et fruité mais avec la rusticité des Côtes-de-Thongue ; une gamme de monocépages pour les marchés d'Amérique du Nord marquée par deux flacons atypiques : le Cabernet Sauvignon rosé et un très rare Cabernet franc ; et la fameuse cuvée hommage « Louis Delhon ». « Au décès de mon père, on a pris ses meilleures cuvées et on a fait ce vin (900 bouteilles) qu'on a décidé de perpétuer avec Jean-Philippe », précise François Delhon.

Vins biologiques domaine de BassacAvec une belle complicité vigneronne, les deux amis ont naturellement trouvé leur place à la tête du domaine : François Delhon au marketing, à la communication et au commerce, Jean-Philippe Leca à l'administratif et à la technique (dans les vignes et à la cave), « mais on se retrouve sur l'embouteillage et l'assemblage des vins », confie le binôme. Avec en tête de beaux projets pour l'avenir... Comme signer en 2015 une nouvelle cuvée blanc, « Le Manpot », à base de Chardonnay élevé pour moitié en barriques, pour moitié en cuves. Et à plus longue échéance, construire une cave performante, consolider et développer les marchés anglais, américains et asiatiques. Preuve que ce jeune duo a de l'avenir ? Au dernier salon Millésime Bio (janvier 2015), le domaine Bassac décrochait 6 médailles sur l'ensemble de ses cuvées.

*François Delhon, 28 ans : Comme son père, dessinateur industriel avant de rejoindre ses frères sur l'exploitation familiale du Domaine Bassac, François Delhon ne se destinait pas initialement à la vigne. Diplômé d'un Master marketing et management européen option affaires internationales à l'IDRAC Montpellier, il est consultant sportif pour le Festival international des sports extrêmes (FISE). En 2010, la disparition brutale de Louis Delhon précipite son retour sur l'exploitation familiale, où il intervenait déjà dès 2009 comme commercial.

*Jean-Philippe Leca, 38 ans : Avec en poche un BTS en gestion, analyse et conduite des systèmes d'exploitation spécialisation viti-viniculture et une maîtrise en méthode et management de la qualité des entreprises viti-vinicoles, ce Bordelais enchaîne les expériences en Languedoc-Roussillon : après une brève expérience comme responsable qualité pour la cave coopérative de Beaucaire, il travaille au Domaine Bassac de 2004 à 2007 aux côtés de Louis Delhon, en tant qu'assistant administratif et qualiticien. De 2007 à 2012, il est responsable administratif et financier au domaine de la Jasse et bras droit de Bruno Le Breton.

Domaine de Bassac /34480 Puissalicon/ Tel : 04 67 36 05 37

Johanna Van MEEL-Sauzet

24/12/2014

Le premier conte du Père Noël date de 1823

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Les chaussettes bien sages pendues à la cheminée attendaient le Père Noël. Allait-il arriver ? "

« C'était la nuit avant Noël, dans la maison tout était calme. Pas un bruit, pas un cri, pas même une souris!

Les chaussettes bien sages pendues à la cheminée attendaient le Père Noël. Allait-il arriver ? Les enfants blottis dans leur lit bien au chaud rêvaient de friandises, de bonbons, de gâteaux.

Maman sous son fichu, et moi sous mon bonnet et vous prêts à dormir toute une longue nuit d'hiver.

Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit!

Je sautais de mon lit, courais à la fenêtre, j'écartais les volets, j'ouvrais grand la croisée.

La lune sous la neige brillait comme en plein jour.

Alors, parut à mon regard émerveillé, un minuscule traîneau et huit tout petits rennes conduits par un bonhomme si vif et si léger qu'en un instant je sus que c'était le Père Noël... 

P1040658.jpgPlus rapides que des aigles, ses coursiers galopaient, lui il les appelait, il sifflait, il criait:
 "Allez Fougueux, allez Danseur, Fringant et puis Renarde, En avant Comète! Cupidon en avant, Tonnerre, Éclair, allons, allons Au-dessus des porches, par delà les murs! Allez! Allez plus vite encore!"

« Comme des feuilles mortes poussées par le vent, passant les obstacles, traversant le ciel, les coursiers volaient au-dessus des toits, tirant le traîneau rempli de jouets

Et, en un clin d'oeil, j'entendis sur le toit le bruit de leurs sabots qui caracolaient. L'instant qui suivit le Père Noël d'un bond descendait par la cheminée.

Il portait une fourrure de la tête aux pieds, couverte de cendres et de suie, et, sur son dos, il avait une hotte pleine de jouets comme un colporteur avec ses paquets.

Ses yeux scintillaient de bonheur, ses joues étaient roses, son nez rouge cerise, on voyait son petit sourire à travers sa barbe blanche comme neige.

Un tuyau de pipe entre les dents, un voile de fumée autour de la tête, un large visage, un petit ventre tout rond qui remuait quand il riait; il était joufflu et rebondi comme un vieux lutin. Je n'ai pu m'empêcher de rire en le voyant et d'un simple clin d'oeil, d'un signe de la tête il me fit savoir que je ne rêvais pas: c'était lui!

Puis, sans dire un mot, il se mit à l'ouvrage et remplit les chaussettes. Il se retourna, se frotta le nez et d'un petit geste repartit par la cheminée.

Une fois les cadeaux déposés, il siffla son attelage, puis reprit son traîneau et les voilà tous repartis plus légers encore que des plumes. Et dans l'air j'entendis avant qu'ils disparaissent:

"Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit ".

Clément Clarke Moore, New York,le 23 décembre 1823 

 Johanna Van Meel-Sauzet 

05/08/2014

Pierre Richard a présenté sa cuvée Cardinale aux Grands Buffets de Narbonne

Pierre Richard a présenté sa cuvée Cardinale aux Grands Buffets de Narbonne

 

Pierre Richard, comédien

 

Quand un grand blond pose ses chaussures noires aux Grands Buffets de Narbonne pour présenter sa dernière cuvée ;

c’est l’effervescence  !

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Il est midi ce 31 juillet 2014, en compagnie du maître des lieux Louis Privat, le comédien-vigneron Pierre Richard n’en finissait plus de serrer des mains, de poser pour la photo, les bisous des filles, des femmes et des mamys et de signer des autographes. Dans ce restaurant plein à craquer, on y croisait toutes les nationalités, même chinoise. 

L1160260.JPGLa rencontre des deux : Louis Privat, Directeur des Grands Buffets et Pierre Richard, comédien-vigneron, fait décidément la paire. Amoureux de l’art et des belles lettres, gourmands des produits du Languedoc-Roussillon et fins connaisseurs de ses grands crus. Il n’en fallait pas plus pour réunir leur passion commune autour des Grands Buffets, un très bel établissement. Jugez donc le « fait maison » : pas moins de 300 produits ( des entrées aux diverses préparation de foie gras, produits de la mer, spécialités locales, grillades, porcelet, agneau, homard) etc ; 25 variétés de fromages et la succulence de 80 desserts ! Pour accompagner ce parcours initiatique gourmand : 75 grands crus classés du Languedoc-Roussillon, proposés à prix caveaux, à la bouteille ou au verre. 

L1160293.JPGC’est dans une ambiance chaleureuse et conviviale que Pierre Richard a présenté et signé les autographes sur la bouteille : un rouge de sa cuvée cardinale 2011. Un cru savoureux et de qualité, à l’image de ce vigneron bien sympathique. « Ce que je réussi  le mieux, c’est par hasard. Je ne pensais pas être vigneron » dit-il avec malice. Son penchant pour l’imprévisible a fait le reste. Amoureux fou de la région, des amitiés sincères.

L1160275.JPGEn 1986, Pierre Richard acquiert le Château Bel Evêque, situé sur le massif de la Clape entre Gruissan et Narbonne. Après la restauration du vignoble, celui-ci s’étend aujourd’hui à trente hectares pour y créer son vin, dont la récolte se fait à  la mains. « Dans le vignoble, on n’est maître de rien » avoue-t-il. Il mettra plus de dix ans pour obtenir le meilleur d’un cru.

Pierre Richard, comédienC’est tout naturellement que Pierre Richard a souhaité encourager l’audacieuse démarche de Louis Privat des Grands Buffets de Narbonne pour la valorisation des vins du Languedoc-Roussillon. 

 

Texte et photos : Johanna Van MEEL-SAUZET