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29/08/2015

Fête du Cassoulet, celui d’Etienne, Labastide d’Anjou à Castelnaudary

Ce week-end, de Castelnaudary à Carcassonne, c'est la fête du Cassoulet. La succulence d'un plat qui donne des couleurs aux joues.

cassoulet de castelnaudaryEn cuisine, le Chef Eric Rousselot, mitonne comme personne, le traditionnel cassoulet de Castelnaudary. On y vient de très loin pour s’attabler autour de la « cassole » d’où s’élèvent les parfums qui titillent nos narines et ouvrent notre appétit gourmand. Pour accompagner ce plat, un vin rouge des Corbières Château La Voulte Gaspard 2007.

Quant à l’histoire… Elle raconte que c’est au cours du siège de Castelnaudary pendant la guerre de 100 ans (1337-1453), que fût cuisiné pour la première fois l’ « estofat » aux fèves. Ce plat unique composé de fèves et de viandes diverses devait redonner des forces aux valeureux défenseurs de la ville. L’élevage de canards et d’oies était déjà très important à l’époque et, dès le XVIe siècle, les haricots remplacent les fèves. Ce plat tire son origine de la ville de Castelnaudary.

La « cassole », elle a donné son nom au cassoulet : un plat assez creux en terre cuite allant au four. La création de la « cassole » revient aux potiers d'Issel. Sa forme tronconique, vernissée intérieurement, servait et aujourd’hui encore, à la confection du "Cassoulet de Castelnaudary".
 Ce plat mythique local a tout simplement pris le nom du récipient dans lequel il cuisait.

cassoulet de castelnaudaryLe cassoulet était servi le dimanche, dans chaque famille, et constituait un repas de fête, servi dans la "cassole". Tout le secret, d’un bon cassoulet, réside dans le choix du haricot. Ce doit être un haricot blanc de type lingot ou coco blanc; on utilise le haricot local, celui de Castelnaudary, de Tarbes, de Mazères ou de Lavenet

Quant au salé d'oie ou au confit,   Eric Rousselot précise… « plus il y en a, meilleur sera le cassoulet. On peut y ajouter des légumes de saison. Puis, une gousse d’ail, du lard et des morceaux de couenne sont le secret d’un bouillon onctueux ! D’une région l’autre, de nombreuses recettes ont été élaborées à partir du cassoulet de Castelnaudary ; de Toulouse ou de Carcassonne. Vous avez le choix ! 

Populaire, familial, l'authentique cassoulet de Castelnaudary, est aujourd’hui devenu ce grand met qui fait la fierté de la ville de Castelnaudary. Un plat aujourd’hui connu dans le monde entier.

Informations : Ville de Castelnaudary,La Maison du Cassoulet, la Confrérie du Cassoulet, www.hostellerieetienne.com Il est souhaitable de réserver à l’avance Tel 04 68 60 10 08

La Poterie NOT Frères confectionne de manière traditionnelle « la cassole » Tel : 04.68.23.17.01

 

Texte et Photos Johanna Van Meel-Sauzet

11/06/2015

Les Vins Biologiques de François Delhon et Jean-Philippe Leca du Domaine Bassac

Au dernier salon Millésime Bio de janvier 2015, le domaine Bassac décrochait 6 médailles sur l'ensemble de ses cuvées.

Domaine de Bassac

 En 2010, Louis Delhon,vigneron au Domaine Bassac, tirait sa révérence. Pas ses vins. Son fils François Delhon* associé à Jean-Philippe Leca*, vient de racheter l'exploitation familiale, offrant une continuité à ce domaine fer de lance des vins biologiques en Languedoc-Roussillon.

À 28 ans et 38 ans, ils viennent de racheter le Domaine Bassac. « Ce vignoble familial déchiré entre neuf héritiers, j'en ai fait le deuil, je l'ai vendu... et je l'ai racheté », explique François Delhon associé à parts égales avec Jean-Philippe Leca. Le duo qui signe sa première collaboration sur le millésime 2014, veut offrir un second souffle à ce domaine fer de lance de l'aventure bio en Languedoc-Roussillon, étendu sur 80 hectares et 53 parcelles au cœur de l'appellation Côtes-de-Thongue.

Vins biologiques domaine de BassacUn second souffle, oui, mais en conservant la « Bassac Touch » qui a fait la notoriété du domaine. Car Bassac, c'est avant tout un nom exporté à l'étranger (sur les 600 000 cols de la production, 85 % du chiffre d'affaires est réalisé à l'export), porté par quelques jolies cuvées : « Armonia », un vin de soif aux trois couleurs, rond et fruité mais avec la rusticité des Côtes-de-Thongue ; une gamme de monocépages pour les marchés d'Amérique du Nord marquée par deux flacons atypiques : le Cabernet Sauvignon rosé et un très rare Cabernet franc ; et la fameuse cuvée hommage « Louis Delhon ». « Au décès de mon père, on a pris ses meilleures cuvées et on a fait ce vin (900 bouteilles) qu'on a décidé de perpétuer avec Jean-Philippe », précise François Delhon.

Vins biologiques domaine de BassacAvec une belle complicité vigneronne, les deux amis ont naturellement trouvé leur place à la tête du domaine : François Delhon au marketing, à la communication et au commerce, Jean-Philippe Leca à l'administratif et à la technique (dans les vignes et à la cave), « mais on se retrouve sur l'embouteillage et l'assemblage des vins », confie le binôme. Avec en tête de beaux projets pour l'avenir... Comme signer en 2015 une nouvelle cuvée blanc, « Le Manpot », à base de Chardonnay élevé pour moitié en barriques, pour moitié en cuves. Et à plus longue échéance, construire une cave performante, consolider et développer les marchés anglais, américains et asiatiques. Preuve que ce jeune duo a de l'avenir ? Au dernier salon Millésime Bio (janvier 2015), le domaine Bassac décrochait 6 médailles sur l'ensemble de ses cuvées.

*François Delhon, 28 ans : Comme son père, dessinateur industriel avant de rejoindre ses frères sur l'exploitation familiale du Domaine Bassac, François Delhon ne se destinait pas initialement à la vigne. Diplômé d'un Master marketing et management européen option affaires internationales à l'IDRAC Montpellier, il est consultant sportif pour le Festival international des sports extrêmes (FISE). En 2010, la disparition brutale de Louis Delhon précipite son retour sur l'exploitation familiale, où il intervenait déjà dès 2009 comme commercial.

*Jean-Philippe Leca, 38 ans : Avec en poche un BTS en gestion, analyse et conduite des systèmes d'exploitation spécialisation viti-viniculture et une maîtrise en méthode et management de la qualité des entreprises viti-vinicoles, ce Bordelais enchaîne les expériences en Languedoc-Roussillon : après une brève expérience comme responsable qualité pour la cave coopérative de Beaucaire, il travaille au Domaine Bassac de 2004 à 2007 aux côtés de Louis Delhon, en tant qu'assistant administratif et qualiticien. De 2007 à 2012, il est responsable administratif et financier au domaine de la Jasse et bras droit de Bruno Le Breton.

Domaine de Bassac /34480 Puissalicon/ Tel : 04 67 36 05 37

Johanna Van MEEL-Sauzet

07/05/2015

Ode gourmande à l'Ortensia d’Eric Balan à Saint-Gervais-sur-Mare (34)

 Ode gourmande à l'Ortensia d’Eric Balan

à Saint-Gervais-sur-Mare (34)

Eric Balan Saint-Gervais-sur-Mare,  village médiéval sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, le chef Éric Balan, formé chez Marc Veyrat et Alain Ducasse, met en écrin les bons produits des petits producteurs du territoire du Haut Languedoc.

Eric Balan Eric balan a ouvert en novembre 2012 son restaurant l'Ortensia  (en occitan)  dans une ancienne maison de maître. Après l’avoir transformé en pépinière pour la culture des hortensias, il a réalisé son jardin de plantes et fleurs à manger en Haut Languedoc.

Adepte de la cuisine des plantes, Eric balan a été formé chez Marc Veyrat avant de passer par le jardin de Michel Bras à Laguiole (Aveyron) où il effectue un stage, depuis, Éric Balan voue un culte aux saveurs atypiques : celles exhalées par la nature sauvage d'une pimprenelle, d'une Achillée millefeuille ou encore d'une petite salade ancienne de moutarde ou de Mouron des oiseaux d'Annie Bertin, de la « ferme du Blot » en Bretagne (également fournisseur d'Olivier Roellinger).

Le terroir en vedette

Eric BalanCar cet amoureux des bons produits construit ses plats en relation étroite avec les producteurs des hauts cantons, travaillant au rythme des saisons viandes et légumes des fermes environnantes. Son plat vedette, « l'œuf bio de la ferme du Sanglier dite « cuisson parfaite », mousseline de Topinambour, velouté de lentilles et éclats de truffe », est une ode au travail de Sylvie Teyssier, productrice bio du hameau voisin de Maurian. Le safran est cultivé par Jean-Marc Dore à Villeneuve-lès-Maguelone. Le chef se fournit pour la viande, le fromage et le beurre à la ferme voisine du Basset à Castelnau-le-Haut, ou à la ferme des Taillades à Cambon pour le fromage, le caillé et le lait de chèvre. Les légumes quant à eux, sont la production du maraîcher biterrois Lionel Garcia.

 La rigueur du pâtissier

Eric Balan« J'aime le sucré salé, les fleurs qui signent beaucoup de mes plats. C'est ma première passion de pâtissier qui s'exprime », confie ce chef méticuleux, entré en religion avec en poche, un CAP de pâtissier chocolatier confiseur glacier, avant d'apprendre « sur le tas » la grande cuisine auprès des chefs étoilés. Cette rigueur (qui s'exprime chez lui dans la technicité, la maîtrise des cuissons), Éric Balan s'en sert aujourd'hui pour mettre en écrin toutes ces saveurs délicates. Une ode à la gourmandise qui fait l'unanimité : avec déjà deux fourchettes au guide Michelin, deux toques dans le guide Gault et Millau 2015, Éric Balan vient de rentrer au collège culinaire de France.

 Menus Espinouse (26 €), Gourmet (34 €), Plaisir (45 €), menu Clin d'OEil (69 €), L'Ortensia dispose de six chambres d'hôtes (tarifs : à partir de 61 € la simple, 88 € la double).Réservation : 04 67 97 69 88/ 06 83 95 82 38 /www.restaurant-ortensia.com

Agence In The Mood - LRnSarah Hargreaves + 33 (0)4 67 54 70 03 / + 33 (0)6 13 61 17 84

Johanna Van Meel