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05/09/2015

Vendanges à la main pour un nectar de choix !

Depuis l'ouverture des vendanges, notre région l'Hérault, on assiste à un incessant va-et-vient de grosses machines et de bennes pour la récolte du raisin. 

vendanges manuelles Michel SEBEChaque nuit où presque, parfois la journée, l’on peut entendre dans nos campagnes, le bruit de cette machine récolteuse, dont les batteurs, font tomber les grappes de raisins sur un tapis mobile, puis un ventilateur élimine la plus grandes parties des feuilles. Ainsi des tonnes de raisins sont chargées  dans une benne direction la coopérative la plus proche.

Pendant ce temps, une poignée d’irréductibles viticulteurs, avec famille, les amis arrivent pour quelques journées de vendanges manuelles. 

vendanges manuelles Michel SEBE7 h du matin, les vendangeurs bénévoles sont au rendez-vous. Tracteur devant et tous derrière… Nous quittons l’asphalte pour emprunter les chemins de terre. Ici, les parcelles de vignes s’étirent à l’infini… Pourquoi des cerisiers ? «  Parce que entre les pieds de vigne, j’ai planté des cerisiers, déclare Michel Sèbe, viticulteur à Corneilhan ; la machine à vendanger ne peut pas passer.Alors, au moment des vendanges, on s’entraide entre petits viticulteurs du Biterrois sur les quelques parcelles où la récolte ne peut se faire que manuellement.  Allez, on y va ! Mesdames, pour vous c’est un  parcours santé qui ne peut que nous faire du bien ! » -  « Tu parles ! » marmonne quelqu’un - « et que dire du mal au dos à la fin de la journée » ajoute un autre. Mais nous n’allons pas en rester là ! Chapeau vissé sur la tête, sécateur en main, sceau de l’autre, la joyeuse bande est fin prête à travailler.

vendanges manuelles Michel SEBEA chacun son rang, toujours les mêmes coupeurs : Marithé, Marie-Reine, Toussainte, Bernard, Serge, Dominique, Michel le patron, les enfants Pierre Olivier, Louis et Raphaël. Francis et Jérôme sont  proclamés « videur de seaux ». La tête « dans le sceau « heu non, aux cœurs du cep de vigne, nous cherchons les grappes cachées dans le feuillage. « Seau plein ! «  et voilà notre Francis qui court toujours après un seau vide contre un seau plein pour le vider dans la benne.  Peu à peu la benne se remplit. Au bout de rangs, Carmen nous invite pour arrêt casse-croûte.  Souffler un peu, s’étirer, pour soulager la douleur du dos. Puis la coupe reprend. La discussion s’anime autour des sujets d ‘une actualité pas très optimiste. Puis au rythme de la coupe, on entend chanter et rire, le nez dans les pieds de vignes pour couper délicatement de belles grappes de raisin. Deux bennes plus tard, débordant de raisins, quittent la parcelle pour la Coopérative de Corneilhan.

vendanges manuelles Michel SEBE13 h, une super macaronade préparée par Carmen la maîtresse de maison, va régaler les vendangeurs. Au cours du repas, Michel Sèbe, raconte toute la difficulté du monde paysan, et des petits viticulteurs  en particuliers qui ne peuvent absolument pas s’en sortir pour « vivre de la vigne » tout simplement. « Même si l ‘épouse travaille en ville. Alors chacun se débrouille, j’ai des ruches qui me donnent un bon miel, de belles cerises à la saison. Mais c’est sans compter sur les caprices de la nature. Avec nostalgie Michel Sèbe évoque le temps où tout le village travaillait pour la viticulture. Il s’y déroulait, il n’y a pas si longtemps encore, la traditionnelle fête des vendanges ». C’était le bon temps des vendanges en famille !

Texte et Photos : Johanna Van Meel-Sauzet

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